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Prévisionnels sectoriels

Prévisionnel d’une activité de transport / VTC

25 juin 2026

Vous lancez une activité de chauffeur ou de transporteur et la banque réclame un dossier chiffré : par où commencer ? Un prévisionnel VTC repose sur une mécanique assez simple à modéliser dès lors qu’on raisonne par course et par jour travaillé. Recettes au nombre de courses et au ticket moyen, charges dominées par le carburant, le véhicule et les commissions de plateforme, puis un seuil de rentabilité qui dit combien de courses doivent tomber chaque mois pour rentrer dans vos frais. Voyons comment poser ces hypothèses pour une activité de transport ou de VTC.

Les postes de recettes d’un VTC ou transporteur

La recette se construit à partir de trois leviers : le nombre de jours travaillés, le nombre de courses par jour et le ticket moyen par course. Évitez de raisonner « chiffre d’affaires mensuel » sorti de nulle part ; partez du concret :

  • Jours travaillés par mois (20 à 26 selon votre rythme et vos congés) ;
  • Nombre de courses par jour facturées (par exemple 6 à 12 en zone urbaine, à qualifier selon votre secteur) ;
  • Ticket moyen par course (souvent de l’ordre de 15 à 35 € en VTC urbain, davantage pour des transferts aéroport ou du transport longue distance).

Si vous travaillez via des plateformes, n’oubliez pas que le CA affiché n’est pas le CA encaissé : la commission est prélevée à la source. Pour la méthode de calcul détaillée, voyez notre guide pour estimer son chiffre d’affaires prévisionnel.

Les charges spécifiques au transport

Le modèle VTC se caractérise par des charges variables liées au roulage et des charges fixes liées au véhicule :

  • Carburant ou recharge électrique : poste variable majeur, fonction du kilométrage ;
  • Commissions de plateforme (souvent autour de 20 à 25 % du prix de la course, indicatif) ;
  • Véhicule : loyer de leasing/LOA ou amortissement si achat, plus entretien, pneus et lavage ;
  • Assurance professionnelle transport de personnes et carte VTC ;
  • Cotisations sociales du dirigeant et, le cas échéant, masse salariale des chauffeurs ;
  • Téléphonie, abonnement applicatif, frais de péage et stationnement.

La distinction charges fixes / charges variables est ici cruciale : le véhicule et les assurances tombent que vous rouliez ou non, alors que carburant et commissions suivent l’activité.

Investissement véhicule et BFR

L’investissement central est le véhicule. Deux options structurent différemment votre prévisionnel : l’achat (qui crée un investissement amorti et alimente le besoin de financement) ou le leasing/LOA (qui passe en charge mensuelle). Ce choix doit apparaître clairement dans votre prévisionnel de création d’entreprise.

Le besoin en fonds de roulement reste généralement modéré dans le VTC sur plateforme, car les courses sont réglées à quelques jours. Il peut grandir si vous facturez des entreprises avec des délais de paiement de 30 à 60 jours (transport de marchandises, navettes B2B). Dans ce cas, un plan de trésorerie mensuel est nécessaire pour anticiper les premières échéances de leasing avant les premiers encaissements clients.

Hypothèses et exemple chiffré

Illustration indicative pour un chauffeur VTC indépendant en zone urbaine, à ajuster à votre réalité :

Poste (mensuel) Hypothèse indicative
Courses (22 j × 9 courses × 22 €) ≈ 4 356 € de CA brut
Commission plateforme (≈ 22 %) − 958 €
Carburant / énergie − 600 €
Leasing + entretien véhicule − 650 €
Assurance + frais divers − 350 €
Cotisations sociales (estimatives) − 700 €
Revenu disponible indicatif ≈ 1 100 €

Ces montants ne sont que des ordres de grandeur. Le carburant dépend de votre kilométrage, la commission de la plateforme utilisée et les cotisations de votre statut (micro-entreprise ou société).

Le seuil de rentabilité d’une activité de transport

Pour connaître votre point mort, additionnez vos charges fixes mensuelles (leasing, assurance, abonnements) et divisez-les par la marge que laisse chaque course après carburant et commission. Si chaque course rapporte en net environ 13 € après coûts variables et que vos charges fixes atteignent 1 000 €, il vous faut environ 77 courses par mois pour atteindre l’équilibre, soit moins de 4 courses par jour travaillé. Présenter ce calcul dans votre prévisionnel VTC montre au banquier que l’activité tient même en cas de démarrage modeste.

Questions fréquentes

Faut-il un prévisionnel pour démarrer en VTC en micro-entreprise ?

Ce n’est pas une obligation légale en micro, mais c’est vivement conseillé dès qu’un leasing ou un crédit véhicule est en jeu : il prouve que les courses couvrent les échéances.

Comment traiter les commissions de plateforme ?

Comptez-les en charge (ou en moindre recette nette) dans le compte de résultat, et tenez compte du fait qu’elles réduisent immédiatement le montant encaissé dans le plan de trésorerie.

Achat ou leasing du véhicule : quel impact sur le prévisionnel ?

L’achat crée un investissement amorti et un besoin de financement initial ; le leasing lisse le coût en charge mensuelle. Le second allège le plan de financement de départ mais pèse chaque mois.

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